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" Pas seulement un groupe d'intérêts mais une agence d'idées pour l'Europe. "
Sara Giannini est la Conseillère régionale pour l'industrie, l'artisanat, la recherche, et l'innovation et la pêche de la Région des Marches. Elle a participé au séminaire de la CRPM « Quel avenir pour la pêche européenne? » et s'est montrée relativement critique à l'égard de la récente proposition de la Commission européenne sur le futur Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP). Le document présenté le 2 décembre dernier, réforme le soutien financier communautaire de la pêche et de l'aquaculture pour la période de programmation 2014-2020.
Mais si elle juge positifs certains des critères sur lesquels la Commission fonde sa proposition comme l'innovation ou le partenariat recherche-pêche, Sara Giannini déclare ne pas être d'accord avec beaucoup des solutions et mesures que recèle le document.
En fait, le nouveau fonds ne prévoit pas un soutien à la mesure des besoins et défis auxquels le secteur de la pêche sera confronté ces sept prochaines années. Il s'agit pour la Conseillère régionale d'une « préoccupation aussi bien pour les Régions que pour les producteurs ».
« Le cadre législatif esquissé par la proposition de nouveau fonds aura pour effet direct de supprimer bon nombre de mesures, et donc des ressources, de l'actuel Fonds Européen pour la Pêche (FEP), ce qui à court terme conduira certainement à largement asphyxier le monde de la pêche ».
La Conseillère pour la pêche de la Région des Marches a ensuite rappelé qu'en général en matière de pêche et aquaculture « on n'a pas à faire à des multinationales mais à de tout petits entrepreneurs à qui on refuse des aides qui sont par ailleurs octroyées dans d'autres secteurs tant au titre des paiements directs que des garanties ».
Dernier point abordé par Sara Giannini, les plans de gestion qui « dans l'ancienne programmation étaient financés mais qui dorénavant ne le sont plus ». « Même s'ils étaient mal utilisés, voire parfois non parachevés, ils régulaient la ressource en poisson à partir du territoire sur la base de critères communs. Il est dommage qu'ils n'aient pas été retenus dans la nouvelle proposition car ils auraient permis de faire émerger les priorités territoriales; comme une expérimentation à considérer comme échanges de bonnes pratiques » a conclu la Conseillère.